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<siteperso>
	<titre>
		MOUNIGUET Frédéric : Web
	</titre>

	<menu>
		<curriculum>
			Curriculum
		</curriculum>

		<web>
			Web
		</web>
	</menu>

	<article>
		<titre>
			Le développement web
		</titre>

		<soustitre>
			du haut de ma petite expérience
		</soustitre>

		<intro>
			<paragraphe>
				Le développement web est un vaste domaine, comme n'importe qui utilisant un tant soit peu la toile quotidiennement peut s'en douter. Sa définition l'est tout autant. On est bien loin de la "création de site" et autre "page perso remplie d'hyperliens". Désormais on ne réalise plus de sites, mais des "applications web" permettant d'aller toujours plus vite, d'être toujours plus accessible et interopérable.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Je suis développeur web de métier, en tout cas c'est ce qui est marqué sur mon contrat. Je vais tenter de vous conter un peu mon développement web à moi qui, à mes yeux, n'a rien à voir avec les applications web et autres concepts que l'on nomme "deux point zéro" mais qui pourtant me permet de gagner ma vie, de satisfaire des clients et de permettre aux utilisateurs d'accéder à toutes sortes d'informations grâce à leur navigateur favori. Et oui, tout ça grâce à mes petites mains d'étudiant que je compte au nombre de deux (je viens de vérifier).
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Je vais donc me narrer. C'est parti pour la grosse narrade.
			</paragraphe>
		</intro>

		<sommaire>
			<item ancre="intro">
				Intro
			</item>
			<item ancre="passion">
				La passion
			</item>
			<item ancre="entrailles">
				Les entrailles
			</item>
			<item ancre="accessibilite">
				L'accessibilité
			</item>
		</sommaire>

		<categorie nom="La passion" ancre="passion">
			<soustitre>
				du web
			</soustitre>

			<paragraphe>
				C'était donc aujourd'hui, l'heure H du jour J. Les volets se baissaient, les portes claquaient, les ceintures se bouclaient et la voiture familiale démarrait. Nous étions partis. Où ça ? Une ville que l'on appelle Montpellier.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Mon tout jeune âge m'empêcha pendant plusieurs années de comprendre les raisons de ce déménagement. Ce n'est que bien plus tard que je compris la volonté d'un nouveau départ, la nécessité de rayer du quotidien des rues entachées par un mariage raté. Le divorce a un impact psychologique pertubateur à l'origine de troubles caractériels agressifs chez l'enfant, paraît-il. J'ai pourtant été un enfant calme, on ne peut plus calme même. Peut être ai-je été aplani par ce divorce, vidé de toute intensité morale par l'effet inverse de celui escompté par tous les spécialistes de la clique de la psychologie infantile.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Toujours est il qu'une page venait d'être tournée. Une nouvelle vie allait commencer pour moi aussi après ce bref périple autoroutier qui m'avait semblé alors interminable. S'ensuivirent deux longues années normales qui pourtant, elles, semblent s'être écoulées à une vitesse folle. Je dis bien "années normales", car c'est en sortant du collège qu'internet arriva à la maison et que les choses moins normales commencèrent.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				L'informatique n'avait été jusque là qu'un moyen plus ou moins ludique de perdre mon temps. Je m'adonnais parfois à la programmation plus par prétexte social d'approche des énergumènes de mon collège que par réel intérêt. Mais lorsque s'est ouverte cette porte vertigineuse de possibilité et d'intéractions qu'est Internet, l'informatique était devenue mon fief, mon terrain.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Je m'en allai donc loin, très loin dans les entrailles du web et ses relations pseudo-virtuelles. J'ai eu beaucoup de mal à établir les limites du virtuel et du réel. Du haut de ma vie sentimentale proche du néant, je tombai amoureux d'une fille. Je l'aimais. J'aimais son pseudonyme, sa façon d'écrire, sa manière d'intéragir avec moi, avec les autres. Elle devait être au moins autant perdue que moi dans cet infini rempli d'anonymat où seules quelques photos et quelques phrases échangées suffisent à définir une personne et son vécu.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Internet n'était donc plus seulement un passe-temps mais un aspect concret de ma vie virtuellement réelle, ou réellement virtuelle, qui sait. Je passai un été entier comme ça cloîtré entre quatre murs, tout en me sentant pourtant plus libre que je ne l'avais jamais été. Puis le lycée a repris, mais j'ai continué à me connecter tous les soirs pendant plusieurs années durant lesquelles j'ai emprunté d'autres chemins, parcouru d'autres entrailles et établi surement plus de la moitié de ma culture. J'y ai découvert la programmation web et son incroyable efficacité à portée du clic de souris ainsi que son aspect si graphique et si important dans l'impact qu'il peut avoir aux yeux des gens.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				En quelques clics les gens lisent, les gens voient et intéragissent avec ce que je crée. C'est cette rapidité d'éxécution, du producteur au consommateur, qui m'a toujours plu et qui m'a poussé jusqu'à aujourd'hui à créer sans arrêt des sites à droite et à gauche.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Pour la petite histoire de coeur, tout s'est arrêté rapidement lorsque la réalité a rattrapé la virtualité. J'ai pourtant toujours cette addiction aux relations virtuelles. Bien loin de toute sentimentalité désormais, il persiste ce besoin d'échanger, d'intéragir à l'écrit, au clavier. C'est ça pour moi, être "connecté".
			</paragraphe>
		</categorie>

		<categorie nom="Les entrailles" ancre="entrailles">
			<soustitre>
				et les sortailles
			</soustitre>

			<paragraphe>
				De quoi est composé un site internet ? Comment marche t-il ? Cette section va tenter d'y répondre le plus simplement possible.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Sans rentrer dans les détails des protocoles et autres principes techniques cruciaux au bon fonctionnement des sites internet, il semble évident de découper le concept de page web en deux grandes parties : le client, et le serveur.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				En effet comme la plupart des services sur internet, un serveur et un client sont nécessaires. L'un pour proposer du contenu, l'autre pour en faire la requête. Essayons de détailler un peu mieux ces deux uluberlus.
			</paragraphe>

			<souscategorie>
				Le serveur
			</souscategorie>

			<titre>
				fournit le contenu
			</titre>

			<paragraphe>
				Un serveur est une machine constamment connectée à internet (sauf dans les rares cas de panne). Son rôle, quelque soit le domaine, est de fournir du contenu aux utilisateurs par divers moyens plus réglementés les uns que les autres (normes que l'on appelle <hyperlien url="http://fr.wikipedia.org/wiki/Request_for_comments" cible="externe">RFC</hyperlien>).
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Dans notre cas on dit que le contenu est hébergé sur le serveur. C'est en fait un fichier (ou plusieurs fichiers imbriqués) sur le disque dur que la configuration logicielle a rendu accessible depuis internet (généralement sur le port 80). Sans rentrer dans les détails des différents langages de programmation et de l'interprétation de ceux ci par le serveur, ce dernier va envoyer ce fichier à tout client en faisant la demande (appelée requête <hyperlien url="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypertext_Transfer_Protocol" cible="externe">HTTP</hyperlien>). Dans la plupart des cas, c'est à dire ceux sans nouvelles technologies intéractives, le serveur a alors fini son travail jusqu'à la prochaine requête. Le client a reçu le fichier, c'est à lui de l'interpréter.
			</paragraphe>

			<souscategorie>
				Le client
			</souscategorie>

			<titre>
				reçoit le contenu
			</titre>

			<paragraphe>
				En général, un client (ou utilisateur) est une personne comme vous et moi qui tente d'accéder à son site favori avec son navigateur favori en cliquant sur un lien, en tapant une adresse internet (aussi appelée <hyperlien url="http://fr.wikipedia.org/wiki/Domain_Name_System" cible="externe">DNS</hyperlien>) ou par exemple en ouvrant un marque page. Bref, l'utilisateur veut accéder à quelque chose et c'est le navigateur qui va faire tout le sale boulot : la requête, la réception, l'affichage et l'intéraction.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				C'est souvent un casse tête pour les développeurs que d'obtenir un rendu similaire sur tous les navigateurs et ce car il existe au moins une bonne dizaine de moteurs de rendu différents sur le marché (sans compter les différentes versions que les utilisateurs peuvent ne pas avoir mis à jour). On se limite généralement aux plus utilisés à savoir : Firefox, Internet Explorer, Opéra et Safari.
			</paragraphe>

			<souscategorie>
				Et donc c'est quoi un site internet ?
			</souscategorie>

			<titre>
				parce qu'en fait on n'a rien compris
			</titre>

			<paragraphe>
				C'est un programme non compilé (non binaire) qui peut être programmé en beaucoup de langages différents, dont une partie peut être interprétée (éxécutée) par le serveur lui même (dans le cas des langages dynamiques) pour ensuite envoyer, au client qui en a fait la demande, un rendu que le navigateur devra interpréter à son tour pour en sortir un affichage.
			</paragraphe>
		</categorie>

		<categorie nom="L'accessibilité" ancre="accessibilite">
			<soustitre>
				bah j'ai rien là
			</soustitre>

			<paragraphe>
				L'accessibilité des sites internet est considérée comme importante par beaucoup. C'est faux, elle est absolument indispensable. Puisqu'elle permet aux personnes souffrant d'un handicap (quel qu'il soit) de profiter pleinement de la puissance du web et donc de supprimer leur handicap dans ce média, elle favorise donc l'égalité de tous, ce qui me semble être un fondement primaire d'une société voulant tourner rond.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				On la définit par <important>"Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quelque soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales"</important>. Car contrairement à ce que l'on pourrait croire, les personnes aveugles, tétraplégiques ou encore handicapées (moteur ou mental) peuvent avoir besoin de naviguer comme nous sur internet.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Ces personnes ont des besoins spécifiques dépendants directement de leurs outils de navigations comme des lecteurs vocaux d'écrans, des systèmes de pointage à base de boule (trackball) ou encore des transcripteurs braille. Ces besoins se situent pour la plupart dans l'implémentation de fonctionnalités bien précises sur un site web. Des <hyperlien url="http://www.w3.org/TR/WAI-WEBCONTENT/" cible="externe">standards techniques</hyperlien> ont été élaborés par le <hyperlien url="http://www.w3.org/" cible="externe">W3C</hyperlien> pour aider les développeurs dans cette tâche (voir <hyperlien url="http://openweb.eu.org/articles/intro_accessibilite" cible="externe">http://openweb.eu.org/articles/intro_accessibilite</hyperlien> pour un rapide résumé).
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Certains diront que la difficulté d'estimation des gains sociaux et financiers ne rend pas indispensable une telle entreprise. Mais il faut se rendre à l'évidence que le développement web n'est plus artisanal mais bel et bien industriel et qu'à l'instar de toute industrie, respecter les standards est le strict minimum. Il faut croire en ce que les efforts menés auront de bénéfiques à plusieurs niveaux dans l'avenir.
			</paragraphe>

			<paragraphe>
				Parce qu'il est assez rapide d'atteindre un niveau d'accessibilité satisfaisant, les développeurs se doivent d'inclure cette facette du développement web dans leurs compétences, leurs planning et leurs devis. Le web est un tremplin pour s'informer, communiquer, se former, consommer ou encore se divertir et se cultiver. Nous nous devons donc de diffuser cette accessibilité afin qu'elle devienne un standard omniprésent, et rendre ainsi plus vivable le quotidien des personnes handicapées.
			</paragraphe>
		</categorie>
	</article>
</siteperso>

